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19.01.2009

Gérard Holtz soutient la foire aux chien de Landéda

Voilà le Dakar de Lost in la Pampa est terminé et on ne s’est même pas perdu dans le bivouac.

On a pas non plus oublié les défis à la con des potes de Bretagne. Avec un VIP comme ça (rasé de près contrairement à sa marionnette et au guignol à côté de lui), la foire aux chiens de Landéda risque de connaître un boost phénoménal l’année prochaine. Merci Gégé et vive le sport!

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Difficile par contre de trouver des opposants aux parcs à ormeaux en Argentine pour organiser une manif (pas plus d'adhérents à la cause au Chili) mais certains pilotes de camions, eux aussi injustement montrés du doigt, ont accepté d'offrir une grande visibilité à la lutte...

A bientôt


18.01.2009

Le vainqueur du Dakar 2009 est...

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Eric Palante, dossard 122, à l'arrivée à Buenos Aires. Derrière, le vainqueur moto, Marc Coma, est assaili par les fans.

Bien sûr, il y a Marc Coma, Cyril Despres et Giniel De Villiers que les hélicoptères traquent à 200 km/h pour ramener des images extrêmes. Mais sur le Dakar, il y a aussi des gars comme Eric Palante. Le pilote belge vient d'en finir avec son 6e Dakar (4 abandons). «Sans doute le plus dur physiquement et mentalement», confie-t-il près du podium alors que les top pilotes subissent l’assaut de dizaines de caméras et de fans. Au milieu du raid sud-américain, lors d’une chute, le Wallon est passé par-dessus sa moto. Le carénage de sa machine lui a arraché tout l’intérieur de la cuisse. «J’ai un demi-litre de sang dans la cuisse. Il paraît qu’il fallait faire une ponction mais il y avait des risques que ça s’infecte», révèle-t-il en baissant son pantalon et en dévoilant un énorme pansement. La douleur, Palante connaît. En 2005,  l'homme d'1,90 m pour 95 kgs avait quitté la course sur de multiples fractures au tibia et au péroné. Sur la transorientale de 2008, il s’est déboîté l’épaule avant de la remettre en place tout seul (comme Mel Gibson dans l’Arme fatale). «Moi, je suis resté un quart d’heure dans les vapes.» Pendant ce Dakar, Palante est tombé trois fois sur cette épaule.

Avec sa cuisse frottant contre la moto, Palante a été l’un des rares amateurs à disputer l’intégralité des spéciales neutralisées. «A chaque fois, j’avais passé l’endroit où la course était arrêtée. J’ai pensé 2000 fois à abandonner. Et j’ai pensé 2001 fois à continuer. Comme dans cette dune où je me suis rappelé le texto de mon père qui disait «Do it!». Je me suis mis à crier ça comme un taré. Les deux voitures autour me regardaient bizarrement. Le Dakar est une vie traversée en 15 jours. On y traverse des moments de bonheurs extrêmes et des abysses de tristesse», résume le Belge de 46 ans.

Palante appartient à la tribu des motos-malles. Ces amateurs qui n’ont pas d’assistance et qui travaillent sur leur moto tout seul le soir. Il a dormi entre 2 heures et 4 heures par jour. «A 10 kilomètres de l’arrivée de la dernière spéciale, elle a commencé à tourner comme une patate. J’ai passé la ligne puis j'ai terminé la liaison dans un pick up», conclut Palante toujours à la recherche d’un camion pour ramener sa moto agonisante (qui a fait le Dakar 2007, le rallye d’Europe centrale, la transorientale et le Dakar 2009) au port de Buenos Aires.

Et si l’extrême, c’était ça…

Sans hésiter, le vainqueur du Dakar 2009 pour Lost in la pampa

13.01.2009

Le bivouac des flots bleus

Déjà 10 jours de course et je m'aperçois que je n'ai pas encore décrit un bivouac du Dakar. En même temps, ça valait le coup d'attendre celui de Copiapo, au coeur du sud du désert d'Atacama. "Le premier vrai bivouac comme en Afrique" se sont écriés les vieux grognards du Dakar en arrivant ici (journalistes qui ont tout vu, mécanos qui ont tout réparé ou motards qui ont tout traversé, les vieux grognards du Dakar vaudraient une note à eux tout seul). Entourés de montagnes de sable, l'endroit a son charme. Du coup, les VIP venus direct from Paris pour faire de l'hélico ont débarqué. Illico, on leur a installé des tentes avec des baies vitrées. Oui c'est possible. Comme chaque jour, tout le reste de la caravane, qui n'est pas à plaindre non plus, s'est installé. Pour bien faire fonctionner ce barnum, la logistique marche "en tiroir" (terme de vieux grognard) c'est à dire que tout est doublé et que l'organisation prépare le bivouac suivant quand les pilotes se reposent dans le précédent. Pour dormir, on lance sa tente (comme dans la pub) loin des mécanos et des groupes électrogènes. Pour le reste, on profite des installations.

Voici donc le self où l'on sert du poulet tous les jours (mais avec des sauces différentes):

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Le parking où les 4X4 et les motos vont venir se garer tout à l'heure...

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Les toilettes à gauche, les lavabos au milieu et les douches au fond du bivouac à gauche...

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La salle de presse avec l'énorme antenne pour envoyer des mails (le seul élément qui n'est pas doublé car ce système de transmissions coûte cher...)

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Et enfin, le saint des saints, le PC Organisation où l'on décide de tout et qui peut se transformer en tour d'ivoire quand un moterd disparaît pendant trois jours.

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A bientôt

Matthieu


 
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